La colonne lombaire généralement désignée comme “bas du dos”, est une structure remarquablement bien conçue faite d’os, d’articulations, de nerfs, de ligaments et de muscles interconnectés qui travaillent ensemble pour fournir soutien, force et souplesse.

Cependant, aussi complexe soit-elle, cette structure rend le bas du dos vulnérable aux blessures et à la douleur, certains d’entre vous en font peut-être les frais au quotidien.

Voyons comment comprendre les symptômes pour parvenir à un diagnostic précis afin d’adopter le traitement optimal. En effet, une fois qu’un diagnostic précis de la cause de la lombalgie est établi, les options de traitement peuvent être choisies en fonction des meilleures pratiques médicales actuelles.

La colonne lombaire, ce qui peut mal tourner

Le bas du dos supporte le poids du haut du corps et permet la mobilité pour les mouvements quotidiens tels que les rotations et autres torsions. Les muscles du bas du dos sont responsables de la flexion et de la rotation des hanches pendant la marche, ainsi que du soutien de la colonne vertébrale. Les nerfs du bas du dos stimulent les muscles du bassin, des jambes et des pieds.

La plupart des lombalgies aiguës résultent de blessures aux muscles, aux ligaments, aux articulations et/ou aux disques. Le corps réagit également aux blessures avec une réponse de guérison inflammatoire. Bien que l’inflammation semble mineure, elle peut causer une douleur intense.

Il y a alors un chevauchement de l’apport nerveux à de nombreux disques, muscles, ligaments et autres structures de la colonne vertébrale, et il peut être difficile pour le cerveau de détecter avec précision la cause de la douleur. Par exemple, un disque lombaire dégénéré ou déchiré peut créer, au même titre qu’un muscle déchiré, une inflammation et des spasmes musculaires douloureux dans la même région. Si les muscles et les ligaments guérissent généralement rapidement, un disque déchiré peut ne pas guérir. La durée de guérison peut à ce titre aider le diagnostic.

Selon la cause, les symptômes peuvent quant à eux se manifester de diverses façons, par exemple :

  • douleurs douloureuses situées au bas du dos
  • sensations de picotements et/ou brûlures qui irradie depuis le bas du dos à l’arrière des cuisses, parfois même dans les jambes et les pieds
  • spasmes musculaires et raideurs dans le bas du dos, le bassin et les hanches
  • douleur qui s’aggrave après une position assise prolongée
  • difficultés à se maintenir droit, à marcher ou à alterner entre position debout et assise.

Les symptômes peuvent aussi varier par leurs types et leur durée, on distingue ainsi :

  • la douleur aiguë, qui survient habituellement soudainement et dure quelques jours/ semaines, suite généralement à un coup ou une blessure. Cette douleur diminue progressivement à mesure que le corps guérit
  • la douleur lombaire subaiguë, se dit d’une douleur d’intensité faible, mais qui se prolonge dans la durée (durée comprise entre 6 semaines et 3 mois), ce type de douleur est habituellement de nature mécanique (tension musculaire ou douleur articulaire). Ici, un bilan médical est à envisagé si la douleur est intense et néfaste pour toute activité de la vie quotidienne
  • la douleur chronique, on la définie comme une lombalgie qui dure plus de 3 mois, ce type de douleur est habituellement sévère, ne s’améliore pas avec des traitements initiaux et nécessite un examen médical approfondi pour déterminer la source exacte de la douleur.

Types de lombalgies

Il y a plusieurs façons de catégoriser la lombalgie, dont deux principaux :

  • Douleur mécanique, de loin la cause la plus fréquente des douleurs lombaires, elle est causée principalement par les muscles, les ligaments, les articulations ou les os qui entoure la colonne vertébrale. Elle a tendance à se localiser au bas du dos, aux fesses et parfois au haut des jambes.
  • Douleur radiculaire (radiculalgie), peut se produire si une racine du nerf rachidien est touchée ou enflammée. La douleur radiculaire peut se manifester au niveau des racines nerveuses jusqu’aux fesses et/ou aux jambes. On la ressent comme une douleur aiguë, électrique et peut être associée à un engourdissement ou une faiblesse (type sciatique). Elle est généralement ressentie d’un seul côté du corps.

Il existe de nombreuses autres sources de douleur, y compris la douleur par claudication (ressemble à une crampe), la douleur neuropathique, les infections, la douleur causée par des affections inflammatoires (comme la polyarthrite rhumatoïde) ou encore la douleur qui provient d’une autre partie du corps, mais se manifeste dans le bas du dos (c’est le cas avec les calculs rénaux par exemple).

Quelles sont les causes de mes douleurs au bas du dos ?

Les douleurs lombaires sont souvent causées par une déchirure ou une tension musculaire/ligamentaire. Cela peut se produire après avoir porté un objet lourd, ou effectué un mouvement soudain, souvent une mauvaise posture du dos lors d’un mouvement physique est en cause.

Le plus souvent, les problèmes mécaniques et les blessures aux tissus mous sont la cause des lombalgies. Ces blessures peuvent inclure des dommages aux disques intervertébraux, la compression des racines nerveuses et un mouvement inadéquat des articulations rachidiennes.

Voici une liste de ce qui peut causer vos douleurs dorsales en bas de dos :

  • Maladie inflammatoire pelvienne (MIP) : infection des organes reproducteurs chez la femme, marqué par des douleurs dans l’abdomen, en particulier pendant la miction l’acte sexuel.
  • Le disque glissé :  vous pouvez avoir un disque glissé dans n’importe quelle partie de votre colonne vertébrale, du cou au bas du dos.
  • Sciatique : votre nerf sciatique commence au niveau de la moelle épinière, passe à travers les hanches et les fesses, puis descend le long de chaque jambe, ce nerf est le plus long nerf de votre corps
  • Calculs rénaux : masses solides de calcium cristallisé ou d’autres substances qui proviennent des reins, mais qui peuvent passer par les voies urinaires
  • Sténose rachidienne : condition dans laquelle la colonne vertébrale rétrécit et commence à comprimer la moelle épinière. Ce processus est généralement graduel
  • Prostatite : inflammation de la prostate
  • Syndrome prémenstruel : peut provoquer une grande variété de symptômes émotionnels et physiques
  • Endométriose : trouble dans lequel le tissu qui forme la paroi de votre utérus se développe à l’extérieur de votre cavité utérine. La doublure est appelée endomètre.
  • Abcès de la moelle épinière, peut survenir lorsqu’une infection se développe dans celle-ci
  • Spondylarthrite ankylosante, forme d’arthrite qui affecte principalement votre colonne vertébrale. Elle provoque une inflammation grave des vertèbres
  • Dysplasie cervicale : condition dans laquelle les cellules saines du col de l’utérus subissent des changements anormaux
  • Prostatite non bactérienne chronique : affection qui cause douleur et inflammation de la prostate et des voies urinaires inférieures chez l’homme
  • Fibromyalgie : trouble complexe dont les causes potentielles, les traitements et les facteurs de risque sont variés
  • Prolapsus utérin : l’utérus est maintenu en place par les muscles et les ligaments pelviens. Si ceux-ci sont faibles, ils peuvent ne plus supportent l’utérus, ce qui provoque un prolapsus.
  • Entorses et foulures
  • Scoliose : courbure anormale de la colonne vertébrale.
  • Kyphose : maladie dans laquelle la colonne vertébrale du haut du dos présente une courbure excessive
  • Obésité
  • Ostéoporose : maladie osseuse qui entraîne une perte de densité osseuse, ce qui augmente le risque de fractures.
  • Grossesse
  • Urétrite : condition dans laquelle l’urètre, ou le tube qui transporte l’urine de la vessie à l’extérieur du corps, devient enflammé et irrité.
  • Arthrite réactive : type d’arthrite déclenchée par une infection dans l’organisme.
  • Coup de fouet cervical : se produit lorsque la tête d’une personne recule puis s’avance très soudainement avec une grande force. Cette blessure est la plus fréquente après une collision de voiture.
  • Spondylolisthèse : affection de la colonne vertébrale dans laquelle l’une des vertèbres inférieures glisse vers l’avant sur l’os inférieur.

Entorses musculaires et ligamentaires

Une entorse lombaire peut survenir soudainement ou se développer lentement avec le temps à la suite de mouvements répétitifs. Les tensions se produisent lorsqu’un muscle est étiré trop profondément avant de se déchirer, ce qui endommage l’endommage. Les entorses se produisent lorsque l’étirement excessif affecte les ligaments, qui relient les os entre eux.

Finalement, peu importe que ce soit votre muscle ou votre ligament qui soit endommagé, le traitement sera le même.

Les causes courantes de ce type d’entorse sont les suivantes :

  • déplacement d’un objet lourd avec une mauvaise posture
  • mouvements brusques qui exercent trop de stress sur le bas du dos (chute par exemple)
  • mauvaise posture dans le temps
  • blessures sportives, en particulier dans les sports qui impliquent une torsion ou des forces d’impact

Bien que les entorses n’aient pas l’air graves et ne causent généralement pas de douleurs durables, la douleur aiguë ressentie peut être très intense.

L’hernie discale lombaire

Une hernie est définie comme la saillie d’un organe ou d’une partie d’organe (le plus souvent, l’intestin) hors de sa position habituelle. Une hernie discale est donc la saillie d’une portion d’un disque intervertébral. Entre chacune de nos 24 vertèbres mobiles de la colonne vertébrale se trouve un disque intervertébral formé d’une structure fibreuse et solide qui contient un noyau gélatineux. Ces disques donnent une souplesse à la colonne et servent d’amortisseurs en cas de choc. Le centre gélatineux d’un disque lombaire peut percer la couche externe et venir irriter une racine nerveuse voisine.

Maladie dégénérative des disques

À la naissance, les disques intervertébraux sont bourrés d’eau, mais avec le vieillissement, les disques subissent l’usure et perdent en hydratation.Le disque ne plus résister aux forces, et transfère donc ces forces aux parois du disque, ce qui peut développer des déchirures et causer des douleurs ou un affaiblissement (qui peut mener à une hernie). Le disque peut également s’effondrer et contribuer à la sténose.

L’arthrose

Cette condition résulte de l’usure du disque et des facettes. Elle cause de la douleur, de l’inflammation, de l’instabilité et même de la sténose à un degré variable, et peut se produire à un seul niveau ou à plusieurs niveaux de la colonne vertébrale inférieure. L’arthrose rachidienne est associée au vieillissement et progresse lentement. On l’appelle aussi spondylose ou maladie dégénérative des articulations.

Spondylolisthèse

Cette condition se produit lorsqu’une vertèbre glisse sur la vertèbre adjacente. Il existe 5 types de spondylolisthèse, mais les plus fréquents sont secondaires à un défaut ou une fracture des pars (entre les facettes articulaires) ou une instabilité mécanique des facettes articulaires (dégénérative). La douleur peut être causée par l’instabilité ou la compression des nerfs.

Déformations

La courbure de la colonne vertébrale peut inclure une scoliose ou une cyphose. La déformation peut être associée à des douleurs lombaires si elle entraîne la rupture des disques, des articulations facettées, des articulations sacro-iliaques ou de la sténose.

Traumatismes

Des fractures aiguës ou des luxations de la colonne vertébrale peuvent entraîner des douleurs. Les douleurs lombaires qui apparaissent après un traumatisme, comme un accident de la route ou une chute, doivent être évaluées médicalement.

Fractures

Une fracture qui se produit dans la vertèbre cylindrique peut causer une douleur soudaine. Ce type de fracture est le plus fréquent en raison de la faiblesse de ces os (comme avec l’ostéoporose). Elle est plus fréquente chez les personnes âgées.

D’autres causes moins fréquentes

Bien que beaucoup moins fréquente, la lombalgie peut également être causée par :

  • Infection, également appelée ostéomyélite, une infection de la colonne vertébrale est rare, mais peut causer de graves douleurs et peut mettre la vie en danger si elle n’est pas traitée. Elle peut être causée par des interventions chirurgicales ou des injections. Les patients dont le système immunitaire est affaibli sont plus susceptibles de développer une infection dans la colonne vertébrale.
  • Tumeur, la plupart des tumeurs de la colonne vertébrale commencent dans une autre partie du corps puis se métastasent. Les tumeurs les plus courantes qui se propagent à la colonne vertébrale débutent par le cancer du sein, de la prostate, des reins, de la thyroïde ou du poumon. Tout nouveau symptôme de maux de dos chez un patient dont le diagnostic de cancer est connu doit être évalué en vue d’une éventuelle métastase rachidienne.
  • Maladie auto-immune. La douleur dorsale est un symptôme possible associé à des maladies auto-immunes, comme la spondylarthrite ankylosante, la polyarthrite rhumatoïde, le lupus, la maladie de Crohn, la fibromyalgie et d’autres.

Notez que cette liste est loin d’être exhaustive, pour déterminer le traitement optimal pour votre douleur, vous devrez établir un diagnostic clinique complet.

Symptômes des douleurs au bas du dos

La lombalgie peut commencer comme aiguë en raison d’une blessure, avant de devenir chronique et s’installer. Une prise en charge appropriée de la douleur à un stade précoce peut aider à limiter les symptômes à la fois dans le temps et dans la gravité.

La douleur est habituellement divisée en trois catégories : aiguë, chronique et neuropathique. Identifier les symptômes et obtenir un diagnostic qui identifie la cause sous-jacente de la douleur est la première étape pour espérer soulager efficacement la douleur.

Symptômes courants des lombalgies

L’identification et la description précises des symptômes peuvent aider à établir un diagnostic plus précis et un plan de traitement plus efficace. La lombalgie se caractérise généralement par une combinaison des symptômes suivants :

  • une douleur qui demeure dans le bas du dos (douleur axiale) et habituellement décrite comme étant terne et douloureuse, plutôt que de brûler, de piquer ou d’être aiguë. Ce type de douleur peut s’accompagner de spasmes musculaires légers ou sévères, d’une mobilité réduite et de douleurs aux hanches et au bassin.
  • une douleur qui se propage aux fesses, aux jambes et aux pieds, parfois, les lombalgies génèrent une sensation aigüe, voir des engourdissements qui se déplace le long des cuisses et dans les jambes et les pieds, également appelée sciatique. La sciatique est causée par l’irritation du nerf du même nom et n’est généralement ressentie que d’un seul côté du corps
  • une douleur qui s’aggrave après une position prolongée, la position assise exerce une pression sur les disques, ce qui aggrave la lombalgie après une longue période de repos. La marche et les étirements peuvent soulager rapidement la lombalgie, mais le retour à une position assise peut entraîner un retour des symptômes.
  • une douleur qui s’estompe quand on change de position, selon la cause sous-jacente de la douleur, certaines positions seront plus confortables que d’autres. Par exemple, avec la sténose rachidienne, marcher normalement peut être difficile et douloureux, mais se pencher en avant peut aider à réduire la douleur. La façon dont les symptômes changent avec les positions peut aider à identifier la source de la douleur, notez les bien !
  • douleur qui s’aggrave après le réveil, beaucoup de personnes qui éprouvent des douleurs lombaires signalent des symptômes qui sont plus graves le matin. Cependant, après s’être levés et avoir bougé, les symptômes s’estompent. La douleur du matin est due à la raideur causée par de longues périodes de repos, entrainant une diminution du flux sanguin pendant le sommeil et, possiblement due aussi à la qualité du matelas et des oreillers utilisés.

Bien sûr, il y a d’autres façons de ressentir la lombalgie. La lombalgie varie au niveau individuel et de nombreux facteurs influencent l’expérience de la douleur, y compris la santé mentale et émotionnelle, les niveaux de stress ou d’exercice.

Symptômes alarmants

Parfois, la lombalgie peut signaler une maladie sous-jacente grave. Les personnes qui éprouvent l’un des symptômes suivants sont invitées à consulter immédiatement.

  • perte du contrôle de la vessie et des intestins
  • perte de poids récente non attribuable à des changements de mode de vie, comme un régime alimentaire et/ou de l’exercice physique
  • fièvre et frissons
  • douleur sévère et persistante à l’abdomen

De plus, on conseille aux personnes qui éprouvent des symptômes de douleur après un traumatisme majeur (comme un accident de voiture) de consulter un médecin au plus vite. Si la lombalgie perturbe les activités quotidiennes, la mobilité, le sommeil ou s’il y a d’autres symptômes troublants, il faut consulter.

Comment établir un diagnostic de sa lombalgie ?

Il est important d’obtenir un diagnostic précis qui identifie la cause sous-jacente de la douleur. Le processus de diagnostic reposera sur une description détaillée des symptômes et des antécédents médicaux du patient. À partir de ces données, le médecin aura généralement une idée plus précise de la source de douleur du patient.

Vous serez donc interrogé sur :

  • vos antécédents médicaux
  • vos symptômes actuels : la douleur est-elle aggravée à certains moments de la journée (comme au réveil ou pendant la nuit) Jusqu’où la douleur se propage-t-elle ? Comment qualifiez-vous la douleur ? Sèche, aiguë, vive, chaude, piquante ? Etc..
  • votre fréquence et intensité d’activité, menez-vous un mode de vie plutôt actif ou sédentaire ? Votre travail nécessite-t-il de s’asseoir à un bureau pendant de longues périodes ? À quelle fréquence faites-vous de l’exercice et quel type ? Etc..
  • vos habitudes en matière de sommeil : en règle générale, combien d’heures de sommeil dormez-vous ? Quelle est votre position de sommeil favorite ? Quel type/qualité de matelas et d’oreiller possédez-vous ?
  • vos blessures et traumatismes passés, avez-vous été blessée récemment ? Y a-t-il eu une blessure dans le passé qui pourrait être pertinente maintenant ?

Souvent, cette analyse des antécédents et des habitudes du patient se révèle comme l’outil le plus puissant pour faire un diagnostic. Ce n’est qu’après que votre médecin pourra réaliser :

  • un examen physique, dont l’objectif est de réduire davantage les causes possibles de la douleur. Un examen physique typique de la lombalgie comprend des palpations, le médecin vient palper le long du bas du dos pour localiser les spasmes musculaires, les contractions, les zones de sensibilité ou les anomalies articulaires.
  • un examen neurologique, comprendra probablement un examen de la motricité, incluant des mouvements des hanches, des genoux, des extensions/flexions ainsi que des mouvements de la cheville.
  • un examen sensoriel pourra venir tester vos réactions au toucher, à une piqûre d’épingle dans le tronc inférieur, les fesses et les jambes.
  • un test d’amplitude de mouvement, vous allez être amené à vous plier et vous tordre dans certaines positions, ce dans le but de recréer la douleur.
  • un test de réflexe sur les jambes pour évaluer une éventuelle diminution de la force musculaire. Si les réflexes sont diminués, il se peut qu’une racine nerveuse ne réponde pas comme elle le devrait.
  • etc..

Habituellement, un médecin est en mesure de diagnostiquer la lombalgie en se basant sur l’information glanée à partir des antécédents médicaux et des examens physiques, et aucun autre test n’est nécessaire. Mais si ce n’est pas le cas, vous pourriez peut-être avoir besoin de passer des examens complémentaires, à base d’imageries.

Parfois, les médecins savent ce qui cause la lombalgie, mais pas exactement où elle se produit, d’où la nécessité de passer par l’imagerie.

Les tests d’imagerie courants incluent :

  • les radiographies pour examiner de près les os de la colonne vertébrale et voir s’ils présentent des anomalies (arthrite, fractures, des éperons osseux ou tumeurs)
  • une tomodensitométrie qui fournira une image transversale de la colonne vertébrale. Il s’agit d’une radiographie qu’un ordinateur saisit et reformate en une image 3D. Cette image détaillée permet aux médecins d’examiner la colonne vertébrale sous différents angles.
  • une IRM, ou imagerie par résonance magnétique, qui fournit au médecin une image détaillée des structures de la colonne vertébrale sans utiliser le rayonnement requis par les rayons X. Une IRM peut détecter des anomalies dans les muscles, les ligaments et les disques intervertébraux. L’IRM peut également être utilisée pour localiser des défauts d’alignement ou une excroissance articulaire dans la colonne vertébrale.

Quels traitements pour les douleurs lombaires ?

De nombreuses options de traitement de la lombalgie peuvent être adaptées aux besoins de chaque patient. Les traitements comprennent des soins administrés à domicile, des remèdes médicamenteux, des soins alternatifs ou même de la chirurgie en dernier recours.

Selon le diagnostic du patient, certains traitements peuvent être plus efficaces que d’autres. Beaucoup de patients trouvent qu’une combinaison de traitements est la meilleure des solutions.

Les soins que l’on peut soi-même s’administrer :

  • Du repos, de nombreux épisodes de lombalgie peuvent être améliorés en évitant brièvement une activité intense. Il n’est pas conseillé de se reposer pendant plus de quelques jours, car trop d’inactivités peut rendre la guérison plus difficile.
  • Modification de l’activité, l’une des variantes du repos est de rester actif, mais d’éviter les activités et les positions qui aggravent la douleur. Par exemple, si de longues périodes passées assises dans une voiture ou à un bureau aggravent la douleur, tâchez de vous lever toutes les 20 minutes pour aller marcher ou vous étirer doucement. Si le fait d’être debout aggrave la douleur, évitez les corvées qui exigent d’être debout, comme laver la vaisselle (une bonne excuse). Éviter ou minimiser les activités et les positions qui aggravent la douleur aidera à prévenir ou à réduire les spasmes douloureux du dos et permettra un meilleur environnement de guérison.
  • Thérapie par la chaleur/le froid, la chaleur d’un bon bain chaud, ou d’un coussin chauffant électrique peut aider à détendre les muscles raides et améliorer la circulation sanguine. L’augmentation du débit sanguin apporte des nutriments et de l’oxygène dont les muscles ont besoin pour guérir et rester en bonne santé. Si le bas du dos est douloureux en raison d’une inflammation, on peut utiliser de la glace ou des compresses froides pour réduire l’enflure. Il est important de protéger la peau pendant l’application de la chaleur et de la glace pour prévenir les dommages aux tissus.
  • Analgésiques en vente libre, les médicaments en vente libre les plus courants sont l’aspirine et l’ibuprofène, ce sont des médicaments que vous connaissez bien qui agissent en tant qu’anti-inflammatoires et soulagent les douleurs lombaires causées par un gonflement des nerfs ou des muscles.

Ces traitements n’ont généralement pas besoin d’être recommandés par un médecin, mais doivent être utilisés avec prudence. Tout type de médicament comporte ses risques et ses effets secondaires possibles. Si vous n’êtes pas sûr de vous, il est conseillé de consulter un médecin.

L’exercice pour les douleurs lombaires

La physiothérapie fait partie intégrante de la gestion de lombalgie. Les types d’exercices utilisés pour réhabiliter la colonne vertébrale incluent :

  • Les étirements du dos : tout le monde ou presque peut tirer des bienfaits d’une séance d’étirements axée bas du dos, fessiers, hanches et jambes (en particulier les muscles ischio-jambiers). Ces muscles soutiennent le poids du haut du corps, plus ils sont mobiles, plus le dos peut bouger sans risque de blessure. Il est généralement conseillé de tenir un étirement de 20 à 30 secondes et d’arrêter s’il cause de la douleur
  • Les exercices de renforcement, notamment au niveau des muscles abdominaux, des hanches et des fessiers qui soutiennent la colonne vertébrale peuvent réellement changer la donne en termes de soulagement de la douleur
  • Activité sportive à faible impact, l’exercice aérobique à faible impact augmente le flux sanguin et la circulation sanguine, vous pouvez vous orienter sans problème vers du yoga pour le dos ou encore du Pilates.

Les traitements alternatifs

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Les traitements non médicaux peuvent être qualifiés de soins alternatifs ou complémentaires. Le terme “alternatif” ne signifie pas moins bon, mais simplement moins traditionnel selon les normes médicales occidentales.

De nombreux patients souffrant de lombalgie signalent un soulagement avec ces méthodes :

  • La chiropractie, un chiropraticien apporte des ajustements physiques à la colonne vertébrale dans le but d’améliorer la mobilité et de réduire la raideur, l’inconfort ou la douleur.
  • L’acupuncture, basée sur la médecine chinoise ancienne, l’acupuncture stimule des points stratégiques du corps pour rééquilibrer le “qi” (force vitale). On pense qu’un bon Qi diminue la douleur et l’inconfort dans le corps. Pendant une séance typique, des aiguilles fines sont placées dans la peau pendant environ une heure. Il a été démontré que l’acupuncture soulage considérablement la douleur chez certaines.
  • Massothérapie, appliquée sur le bas du dos, la massothérapie peut soulager les spasmes musculaires qui contribuent habituellement aux lombalgies. Le massage augmente également le flux sanguin vers le bas du dos, ce qui accélère la cicatrisation en apportant des nutriments et de l’oxygène aux muscles endommagés.
  • Méditation, peut être utile pour réduire la perception de la douleur et peut réduire la dépression, l’anxiété et les problèmes de sommeil qui surviennent couramment avec la douleur chronique. Les techniques méditatives pour la réduction de la douleur comprennent des exercices de respiration profonde.

Vous êtes désormais incollable ou presque sur vos douleurs en bas du dos, mais le meilleur des diagnostics que vous pourrez recevoir se trouve chez votre médecin. Ne trainez pas trop avant d’aller consulter, et n’hésitez pas à tester différentes méthodes de soulagement de la douleur.